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Patricia Chatelain, peintre. Artiste perceptuelle et nomade.

Après de nombreuses années à Paris elle a transporté son atelier dans le Sud Ouest de la France. Sa rencontre avec la ville de Rome, il y a 15 ans, fut déterminante dans son engagement artistique. C’est le début d’une histoire d’amour avec Rome et l’Italie.
Elle marche dans les rues, passe des heures à regarder les ocres antiques des murs, ces fragments de matières et de couleurs exaltées par la lumière. C'est à travers ces murs écorchés - peau outragée par la fuite du temps - qu’elle ressent une étrange et mystérieuse intimité avec Rome.
En 1994, en Toscane les Berneschi lui transmettent avec générosité leur passion pour l’affresco et leurs secrets d’utilisation de la chaux, du sable, de la poudre de marbre et des terres d’Italie.
Il y a d'autres voyages : à Venise, Amman, Grand-Bassam, … A travers les murs elle exhume des fragments de pays inconnus.
Plusieurs années furent nécessaires pour voir naître les premières peintures
Voyages à travers les murs
Pigments, colles, papiers puis les sables, terres, poudres de marbres et chaux rapportés de voyages constituent les matériaux des tableaux.
Elle enduit, elle griffe, elle frotte, elle effleure, la toile ou le bois, sa matière est charnelle, ses couleurs sont douces et sensuelles. elle peint avec volupté ses mémoires de murs. Elle nous fait pénétrer jusqu'à des ailleurs géographiques et temporels. Elle laisse apparaître les signes de présences invisibles.
Toujours fascinée par les murs de Rome, elle marche lentement à la recherche de beautés inaperçues qu'elle recueille, photographie. Ses Portraits de Murs nous ouvrent les portes d'un univers minéral secret et vivant.
La nécessité pour elle de renouer le « lien organique » avec la terre ainsi que les voyages lui ont permis d’initier une nouvelle recherche artistique en relation avec la nature.
La récolte de graines fait parti du processus de création qu’elle a initié l’été 2002 en Calabre. Lenteur méditative de la récolte, rapport intime avec la nature, avec les arbres (elle s’intéresse plus particulièrement aux graines d’arbres), fondement d’un début d’acte artistique.
Tel un rite les Compositions Nomades : Voyages des graines,
Printemps de Tanaïs …œuvres éphémères.
Ses matériaux : les terres, les graines, les couleurs … 2003, elle peint les premières grandes toiles Variations.
Elle place au centre de la composition colorée et lumineuse une graine. Elle nous offre des germinations picturales aux couleurs de la vie. Elle remonte le temps, strate après strate jusqu'à l'origine de cette vie, dans la graine de l'arbre comme dans le grain du mur.
Pour Patricia la peinture est un engagement
« Peindre afin de révéler la beauté comme un acte de résistance »
Julia Cortona – Roma 2004
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